Découvrez l’emblématique Uluru. Connu sous le nom d’Ayers Rock, cet immense monolithe est aussi un lieu de culte aborigène majeur. Entre site touristique et terre sacrée, comment appréhender la visite ?

CARTE DES LIEUX

SOMMAIRE

CARNET DE VOYAGE
UN MIRAGE AU BOUT DE LA ROUTE
LE GÉANT AUX MILLE VISAGES

BON À SAVOIR
ENTRE CULTURE ET TOURISME
RESPECTER UN LIEU SACRÉ
PRINCIPALES CROYANCES ABORIGÈNES
ULURU DANS LA CULTURE ANANGU

INFORMATIONS PRATIQUES
ACCESSIBILITÉ
ACTIVITÉS
TARIFS
HÉBERGEMENT
FRÉQUENTATION
AUTHENTICITÉ

ITINÉRAIRE
QUE FAIRE AUX ALENTOURS

CARNET DE VOYAGE

    UN MIRAGE AU BOUT DE LA ROUTE   

Bientôt 5 heures de trajet depuis Coober Pedy, 5 heures d’une route droite sous un ciel sans nuages presque irréel. Quelques stations services étrangement semblables ont bien cherché à rythmer le passage du temps mais ce dernier semble avoir définitivement ralenti. Un peu comme une image à l’arrière plan d’un vieux film donnant l’illusion de la conduite, le bush australien assiste immobile à notre course contre l’horizon. Passer la frontière entre l’Australie méridionale et les Territoires du nord a bien donné un vague sens de progression à notre entreprise mais nous résistions en vain. Depuis longtemps le bruit du moteur nous avait hypnotisés alors que nous fixions sans un mot le point inaccessible où la route disparait. A croire qu’une traversée du désert se vit seul, qu’on le soit ou non.

« Depuis longtemps le bruit du moteur nous avait hypnotisés alors que nous fixions sans un mot le point inaccessible où la route disparait. »

Alors que l’album d’AC/DC entamait sa cinquième révolution dans les enceintes de la voiture, un étrange phénomène se produisit : un embranchement sur notre route, le premier virage depuis 500 kilomètres. Quittant la « Stuart highway », nous reprîmes conscience instantanément en sortant de la route principale. L’appréciation des distances écrasée par le désert et la sensation de vitesse depuis longtemps disparue venaient de reprendre vie en un tournant. Bien sûr, pas un obstacle ne se présenta pour stopper notre déboulé sur la terre rouge du bush. Pourtant, le désert venait de changer, ou plutôt, nous avions changé car nous n’errions plus sans but. Fenêtres ouvertes pour simuler l’air conditionné, nous scrutions la ligne du ciel avec application pour ne rien rater de notre rencontre programmée avec un être mythique.

« Quand soudain le grand rocher rouge s’est dressé en travers de l’horizon. Géant de pierre gigantesque même depuis l’autre bout de la plaine. »

Les deux heures suivantes passèrent en un éclair tant nous étions captivés par la terre aride devant nous. Les odeurs des rares plantes sur le chemin emplissaient l’habitacle nous gardant en éveil. Puis un point à l’horizon focalisa notre attention : le mont Conner que nous venions d’apercevoir a sûrement trompé plus d’un voyageur persuadé de toucher au but. Suite à cette décevante méprise, notre enthousiasme s’est progressivement transformé en une sorte d’apathie et notre attention s’est à nouveau dissipée. Quand soudain le grand rocher rouge s’est dressé en travers de l’horizon. Géant de pierre gigantesque même depuis l’autre bout de la plaine. Pourtant, la route était encore longue car, tel un mirage, le majestueux monument de grès ne semblait jamais vouloir se rapprocher.

    LE GÉANT AUX MILLE VISAGES   

Arriver au pied d’Uluru équivaut à revenir à la vie, littéralement. Ses abords regroupent plus de végétation que les centaines d’hectares de bush alentours. Tel un iceberg, le dôme de grès rouge n’est que la partie visible d’une formation bien plus grande encore. Cette immense surface de roche enfouie permet aux sols alentours de mieux retenir les faibles précipitations de la région. Entre la relative abondance d’eau et l’ombre offerte par la montagne solitaire, les plantes se développent plus à ses abords que n’importe où ailleurs. Ainsi survit un écosystème aussi restreint qu’unique, au beau milieu du désert.

« Cette immense surface de roche enfouie permet aux sols alentours de mieux retenir les faibles précipitations de la région. »

Au pied du géant de pierre, chaque renfoncement, chaque aspérité devient un espace à l’ensoleillement et à l’humidité uniques favorisant la vie sous différentes formes. Le point d’eau de Mutitjulu en est l’exemple le plus évident profitant aux animaux autant qu’aux hommes. Situé sur la face nord dans un pli de la roche, bien à l’abri des rayons du soleil, un bassin de pierre retient l’eau pour les habitants du désert depuis des temps immémoriaux. C’est cette même eau qui a lentement érodé le monolithe pour lui donner ses formes de grès abstraites et perpétuellement nouvelles. Comme une sculpture naturelle, Uluru présente une multitude de reliefs comme autant de visages que les habitants des plaines arides se sont appropriés. Parmi les innombrables cavités ainsi crées, certaines sont devenues les théâtres de cérémonies ancestrales dont les murs portent toujours les peintures rituelles.

« Mille et un portraits du monolithe ont été tirés et chacun d’entre eux le montre paré d’une teinte unique »

Marquée par le temps et l’histoire, la surface du monolithe est faite d’une stratification d’écailles rocheuses semblable à la peau d’un reptile géant et immobile qui garderai les traces d’une vie interminable. Mais l’analogie ne s’arrête pas là car Uluru semble s’animer dès les premiers rayons du soleil. Mille et un portraits du monolithe ont été tirés et chacun d’entre eux le montre paré d’une teinte unique. Du lever au coucher du soleil, les nuances d’ocres se succèdent pour habiller ce géant d’ombres et de lumière. Lors des dernières lueurs du jour, alors que toute la plaine est ombragée, le grand rocher rouge s’enflamme pour quelques minutes avant de disparaitre dans la pénombre.

BON À SAVOIR

    ENTRE CULTURE ET TOURISME   

Immense cathédrale de grès rouge érigée au milieu du bush australien, Ayers Rock est un des emblèmes les plus connus du pays. Mais avant de devenir une véritable manne touristique, ce monument naturel répondait au nom aborigène sacré d’Uluru. Une double dénomination qui reflète une réalité étroitement liée à l’histoire de l’Australie, à celle de son peuple originel et à la colonisation britannique de 1850. A l’image des amérindiens, les aborigènes ont été victimes d’une colonisation occidentale brutale et rapide.

« Malgré la rétrocession du rocher aux aborigènes en 1985, le gouvernement australien leur a imposé un bail d’exploitation touristique de 99 ans. »

Depuis, de nombreuses actions de réconciliation ont eu le mérite d’exister mais un fossé idéologique et social sépare toujours les deux communautés. Uluru en est un exemple marquant et hautement symbolique. Malgré la promesse de rétrocession du rocher aux aborigènes Pitjantjatjara et Yankunytjatjara en 1985, le gouvernement australien a imposé un bail d’exploitation touristique de 99 ans aux nouveaux propriétaires. La gestion supposée commune du lieu incite certes à la visite mais certaines pratiques tolérées par les institutions soulèvent des questions éthiques.

    RESPECTER UN LIEU SACRÉ   

La réserve principale que peut émettre le voyageur averti est celle de l’escalade possible du grand monolithe de pierre. Monument sacré, théoriquement inaccessible sauf à de rares initiés, le sommet du rocher est pourtant régulièrement arpenté par les touristes. Malgré les risques que présente l’ascension, les autorités du parc ne se mobilisent pas pour interdire cette pratique pour le moins irrespectueuse. Quand bien même cette dernière soit décriée par l’ensemble des représentants aborigènes qui y voient une profanation volontaire de leur culture millénaire.

« Se plier à ces quelques demandes s’apparente pourtant au comportement honorable à respecter dans tout lieu de culte. »

De même, certaines sites précis autour d’Uluru sont interdits à la photographie car encore réservés à des cérémonies aborigènes spécifiques propres à chaque sexe. Malheureusement, l’information au visiteur demeure relativement faible et ne prévient pas certaines dérives. Se plier à ces quelques demandes s’apparente pourtant au comportement honorable à respecter dans tout lieu de culte. Qui plus est, ces interdictions renforcent l’aura mystique de ce lieu sans âge et rendent la visite d’autant plus intense.

    PRINCIPALES CROYANCES ABORIGÈNES   

Fiers d’une culture millénaire, les « Anangu » (aborigènes) sont, à l’origine, un peuple nomade des terres arides. La survie au milieu de l’outback australien, est étroitement liée à l’accès à l’eau. Du fait des minces précipitations et de la porosité importante des sols, les rares points d’eau se transforment en lieux de vie incontournables. En toute logique, la culture aborigène leur accorde une importance prédominante et une place dans leur mythologie.

« Dans le monde des rêves, l’eau serait l’attribut de Wanambi, un reptile géant aussi connu sous le nom de serpent arc-en-ciel. »

Pour les Anangu, l’eau est une création provenant directement du « Tjukurpa » ou temps des rêves. Ce monde spirituel antérieur, durant lequel des divinités gigantesques auraient façonné le monde, serait désormais déconnecté du nôtre. Seuls les chamans pourraient y pénétrer afin de communiquer avec les esprits. Dans ce monde, l’eau serait l’attribut de Wanambi, un reptile géant aussi connu sous le nom de serpent arc-en-ciel. Ce dernier aurait créé les reliefs de la terre en se déplaçant à sa surface durant le temps des rêves. Les rivières issues de son sillage seraient ses offrandes au monde des hommes, preuves tangibles de son existence.

« Le serpent arc-en-ciel est le créateur ainsi que le gardien de l’eau source de vie. »

Cette divinité majeure provient de la combinaison de deux éléments rendant l’eau directement accessible aux hommes du désert. D’un côté l’arc-en-ciel qui symbolise à lui seul la direction d’une pluie récente. De l’autre le serpent qui désigne la proximité d’un lieu où les sols retiennent l’eau fraîchement tombée. Le serpent arc-en-ciel est donc le créateur ainsi que le gardien de l’eau source de vie. Compréhensible alors que ce dernier occupe une place fondamentale dans la symbolique et l’imaginaire aborigène.

    ULURU DANS LA CULTURE ANANGU   

Selon la légende, la formation d’Uluru serait le résultat du grand affrontement consacrant le rôle fondateur du serpent arc-en-ciel dans la création du monde. Cette symbolique forte s’explique par le fait que le site est l’unique point d’eau permanent de toute la région. Cette singularité le rattache directement au dieu serpent et en fait le point de rassemblement salutaire de tous les habitants des plaines arides. Apportant eau, ombre et protection à de nombreux êtres vivants, le grand rocher rouge est synonyme de survie dans un désert sans fin. À la fois repère visuel incontournable et source d’eau salutaire, Uluru n’est rien de moins pour le peuple aborigène qu’un temple monumental à l’échelle de ses divinités disparues.

INFORMATIONS PRATIQUES

    ACCESSIBILITÉ            40/100   

Le parc national d’Uluru – Kata Tjuta n’est pas facile d’accès. Situé en plein centre de l’Australie, l’immense rocher rouge est un des lieux les plus reculés de la planète. Néanmoins, grâce à son statut de monument naturel emblématique, il est possible de s’y rendre de plusieurs manières. Quelle que soit celle que vous choisissiez, l’accès au parc se fait depuis sa frontière nord et le village touristique de Yulara à 25 km du rocher. A l’intérieur du parc, il est indispensable d’avoir son propre véhicule, d’en louer un ou de passer par une agence de voyage pour explorer le site.

Par la route : www.greyhound.com.au – Greyhound Bus (Anglais)

Les heures de conduite et les conditions climatiques extrêmes mettront à l’épreuve véhicules autant que conducteurs. Cette option ne devrait être retenue que pour les voyageurs ayant l’intention de traverser le désert, sinon préférez l’avion. Depuis Alice Springs, comptez plus de 5 heures de trajet et environ 460 kilomètres pour rejoindre Yulara. A partir d’Adélaïde, c’est 18 heures de route qui vous attendent, tandis que le déplacement depuis Darwin représente environ 25 heures de conduite. Inutile de dire qu’un véhicule fiable et une carte routière sont recommandés. Un téléphone satellite est une solution de sécurité à envisager.

Le bus reste une possibilité. Certes plus reposante que la conduite, ce dernier ne vous amènera que jusqu’à Yulara avec un changement à Alice Springs. Vous devrez ensuite trouver un moyen de transport pour explorer le parc et ses différents sites. Des véhicules de location sont disponibles pour éviter de passer par un tour organisé. Avoir un véhicule indépendant permet de prendre son temps, de sélectionner ses arrêts et d’éviter les foules.

Par le rail : www.greatsouthernrail.com.au – Great Southern Rail (Anglais)

Le Ghan est un train mythique qui traverse l’Australie du nord au sud en passant par Alice Springs où il est possible de s’arrêter. Vous devrez encore combiner cette option avec le bus, une location ou un tour pour vous rendre jusqu’à Uluru. Prévoyez également l’hébergement en fonction des horaires du train et des locations disponibles.

Par les airs : www.qantas.com.au – Quantas Airlines (Anglais)

L’avion est sans doute le moyen le plus efficace et sans aucun doute le moins pénible de se rendre à Uluru. Alice Springs est accessible depuis toutes les grandes villes australiennes et un autre vol de moins d’une heure vous emmènera directement à Yulara. Un transport sur place sera ensuite nécessaire même si une navette gratuite relie l’aéroport et la ville. Attention au prix des billets durant les vacances scolaires australiennes.

Se rendre au site isolé d’Uluru demande donc un certain effort mais une fois là-bas c’est justement cet isolement qui donne au parc son caractère unique presque magique. Si vous avez subit la rude traversée du désert sur des milliers de kilomètres, Uluru vous apparaitra comme posé au milieu d’un océan de terres arides et désertiques.

    ACTIVITÉS            90/100   

Tous les moyens sont bon pour découvrir le parc national d’Uluru – Kata Tjuta, depuis la visite à dos de dromadaire jusqu’à la ballade cheveux aux vents en Harley Davidson. Certaines activités sont pourtant plus en phase que d’autres avec l’ambiance du lieu et la culture qui y est rattachée. Globalement, les activités les plus simples sont aussi les plus authentiques et permettent d’apprécier au mieux l’atmosphère incroyable du site.

Centre culturel : www.parksaustralia.gov.au/uluru – Horaires et activités (Anglais)

Bien que trop sommaire à notre goût, ce centre culturel à l’architecture plutôt réussie propose de découvrir les bases de la culture aborigène directement sur place. Une vidéo en anglais, décrivant les innombrables sources de nourriture cachées dans le désert, est notamment disponible. Enfin, la majorité des tours gérés par la communauté aborigène y sont présentés avec le minimum d’intermédiaires.

Coucher et lever du soleil : Carte des stationnements

La magie d’Uluru vient entre autre du fait que sa surface change continuellement de couleur en fonction de l’exposition, des conditions météorologiques et de l’heure de la journée. Ce phénomène est particulièrement marqué à l’aube et au crépuscule où les rayons du soleil rasant n’éclairent plus le bush mais font flamboyer la robe rouge d’Uluru. Des espaces dédiés à l’observation du lever ou du coucher du soleil ont été aménagés sur la route de part et d’autre du rocher. Prévoyez de vous y rendre en avance car l’affluence est garantie.

Randonnées : Carte des sentiers

Marcher dans le bush autour d’Uluru est sans doute l’activité la plus simple et la plus gratifiante du parc. De nombreux points d’intérêt sont répartis tout autour du rocher et c’est en vous y rendant à pied que vous vivrez l’expérience la plus authentique. Méfiez vous toutefois des heures chaudes de la journée et prévoyez suffisamment d’eau. Enfin, le port de chaussures fermées et d’un pantalon couvrant les chevilles est une manière simple de se prémunir des morsures de serpent. Les postes de secours et les points d’eau sont indiqués sur la carte des sentiers.

  • BASE WALK : Le tour d’Uluru est la randonnée à faire si vous vous en sentez la force. Longue de 10,4 km sur un terrain plat, cette marche intègre toutes les autres et permet de voir l’ensemble des sites culturels et naturels mis en valeur par une signalétique accessible. La Base Walk peut être entreprise depuis chacune des aires de stationnement autour du rocher.
  • KUNIYA / LUNGKATA WALK : Combinables depuis les deux aires de stationnement, ces marches permettent de se faire une idée générale du rocher sans avoir à faire le grand tour. Longues de 5 km en tout, partez à la découverte du site sacré de Pulari et du point d’eau principal de Mutitjulu. Combiner une autre marche nommée Mala Walk reste possible mais autant envisager le tour complet du rocher plutôt qu’un long aller-retour de 7 km.

Vols panoramiques : www.helicoptergroup.com – The Helicopter Group (Anglais)

Pas forcément très pittoresque, cette option plutôt onéreuse reste néanmoins la seule permettant d’apprécier Uluru sous un angle parfaitement innovant. Comptez quand même une bonne centaine de dollars pour les vols les plus courts qui permettent cependant de se rendre compte de l’isolement incroyable du rocher au milieu du bush.

    TARIFS            80/100   

Le billet d’entrée pour l’Uluru – Kata Tjuta national park affiche un tarif de quelques dizaines de dollars seulement et reste valable trois jours. Pour accéder à ce lieu mythique cela reste très raisonnable.  Au sein du parc, vous pourrez également visiter les Kata Tjuta ou monts Olga situés à une trentaine de kilomètres à l’Ouest du rocher. La billetterie située à l’entrée du parc sur la route entre Yulara et Uluru est ouverte 30 min avant le lever du soleil ce qui vous laisse le temps de vous rendre sur place avant le début du spectacle.

    HÉBERGEMENT            55/100   

Les seules véritables options d’hébergement se situent à Yulara mais l’offre garde quand même un semblant de diversité. Tous les budgets trouveront leur bonheur depuis le camping à quelques dizaines de dollars jusqu’à l’hôtel de luxe en coûtant plusieurs centaines. Néanmoins, l’ensemble des possibilités d’hébergement est géré par l’Ayers Rock Resort. Les prix sont certes relativement élevés pour la moyenne nationale mais cela est compréhensible compte tenu de l’isolement des infrastructures. Avoir une chambre peut s’avérer agréable pour se détendre après le trajet mais n’oubliez pas que vous serez sûrement dans le parc du lever au coucher du soleil.

Pour des hôtels : www.ayersrockresort.com.au – Ayer Rock Resort (Anglais)

Pour un camping : www.ayersrockresort.com.au/arrcamp – Ayers Rock Resort Campground (Anglais)

    FRÉQUENTATION            65/100   

Uluru est un site touristique réputé mais son isolement prodigieux limite le nombre des visiteurs annuels. Le village touristique de Yulara propose un maximum de 5000 lits d’hébergement et ne fait le plein que durant les vacances scolaires. Si vous êtes flexibles sur les dates de votre visite, évitez ces dernières pour une meilleure immersion. Dans le cas contraire, n’hésitez pas à réserver même pour une place de camping. Certains endroits spécifiques comme le point de vue pour le coucher du soleil sont toujours très fréquentés. Pourtant, il est facile d’éviter les foules en profitant des nombreux points de vue qu’offre la route circulaire ou en partant randonner. Enfin, sachez que les Kata Tjuta sont bien moins prisés du public que le grand rocher mais s’avèrent tout aussi intéressantes.

Meilleure saison :

Située au centre de l’Australie, la région d’Uluru peut être d’une chaleur écrasante en été. Pour l’hémisphère sud, les mois les plus chauds s’étendent de Novembre à Mars. Visiter le rocher est bien plus supportable entre Avril et Juillet qu’en plein mois de Janvier, surtout si vous souhaitez randonner. Ne vous inquiétez pas, même en hiver les journées sont très agréables même si les nuits peuvent être fraîches. Entre Aout et Octobre, les températures restent tolérables mais les mouches peuvent être vraiment agaçantes. En toute saison, prévoyez un filet sur un couvre chef pour vous protéger le visage. Notez enfin que visiter le rocher sous la pluie est une opportunité rare car les reliefs se gorgent d’eau et des cascades apparaissent directement sur rocher. Le manteau du géant prend également une teinte plus sombre presque violette ainsi qu’un aspect luisant magnifique.

    AUTHENTICITÉ            85/100   

Uluru est bien plus qu’un simple site touristique, c’est une merveille de la nature et un lieu magique qui inspire le respect. Monument à la culture aborigène, le grand vaisseau de pierre dédié aux dieux oubliés du temps des rêves dégage une spiritualité sans égal. Tel un mirage au milieu du désert, cette merveille d’une couleur toujours changeante n’a de cesse de jouer avec la lumière pour éveiller nos sens. Rares sont les sites offrant une expérience d’une telle qualité et étant aussi bien protégés. Certes vous ne serez pas seul autour du rocher mais, après une petite heure de marche, vous vous trouverez comme plongé dans un voyage initiatique au milieu du bush australien.

ITINÉRAIRE

QUE FAIRE AUX ALENTOURS

Uluru / Ayers Rock : Portrait d'un géant
Uluru est une des étapes les plus marquantes de toute traversée du désert australien. Ce lieu dégage une beauté et une spiritualité particulière que peu d'endroits possèdent. Suffisamment unique pour devenir l'emblème de tout un pays, le géant de pierre mérite indéniablement le détour.
Accessibilité40%
Activités90%
Tarifs80%
Hébergement55%
Fréquentation65%
Authenticité85%
POUR
  • L'atmosphère du site
  • Le tarif raisonnable
  • Les circuits de marche
CONTRE
  • L'ascension autorisée
  • Le centre culturel réduit
  • L'éloignement du site
69%Note Finale
Note des lecteurs: (1 Vote)
77%

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