Imaginaire et réalité ne se recoupent que rarement mais certains lieux sont parfois plus idéals encore que notre imagination. Les East MacDonnell Ranges seraient-elles un de ces rares lieux de rêves ?

CARTE DES LIEUX

SOMMAIRE

CARNET DE VOYAGE
UN RÊVE EN PEINTURE

BON À SAVOIR
LE PREMIER DES AUSTRALIENS

INFORMATIONS PRATIQUES
ACCESSIBILITÉ
ACTIVITÉS
TARIFS
HÉBERGEMENT
FRÉQUENTATION
AUTHENTICITÉ

ITINÉRAIRE
QUE FAIRE AUX ALENTOURS

CARNET DE VOYAGE

   UN RÊVE EN PEINTURE   

Seulement en peinture avions-nous déjà vu le bush alors que nous nous apprêtions à le traverser. Les formes simples des aquarelles d’Albert Namatjira emplissaient notre inconscient d’étendues idylliques aux couleurs pastel. Ainsi était né pour nous le rêve de traverser cette représentation aride du jardin d’Eden. Pourtant, difficile de retrouver parmi cette interminable étendue de vide les paysages magiques qui emplissaient nos pensées depuis si longtemps.

« Les formes simples des aquarelles d’Albert Namatjira emplissaient notre inconscient d’étendues idylliques aux couleurs pastel. »

Malgré la majesté des paysages que nous avions traversés jusqu’à lors, aucun n’avait su égaler les rêves, presque enfantins mais au combien poétiques, qui habitaient nos esprits. Par leur beauté naturelle discrète mais éloquente, les East MacDonnell Ranges sont parvenues sans peine à combler ce manque. Au milieu d’immenses étendues apaisantes, des éléments de paysage comme imaginaires nous ont plongé dans le rêve éveillé de Namatjira. Une crête rocheuse isolée ou un eucalyptus d’un blanc lumineux ont suffit à faire renaître sa peinture: expression de l’incroyable sous son apparence la plus simple.

BON À SAVOIR

    LE PREMIER DES AUSTRALIENS   

Célébré pour sa peinture au style si reconnaissable, Albert Namatjira est avant tout un homme hors du commun. Usant de sa médiatisation pour soutenir la cause aborigène dans la société coloniale australienne, il est le premier autochtone à être libéré de la tutelle de l’état en 1957. En établissant le précédent de se libérer de ce statut législatif national, il devient le premier aborigène à obtenir la nationalité australienne et les droits de possession territoriale qui y sont rattachés.

« Usant de sa médiatisation pour soutenir la cause aborigène, Namatjira est le premier autochtone à être libéré de la tutelle de l’état en 1957. »

Pour la première fois, les aborigènes sont considérés légalement comme des citoyens et bénéficient du droit de vote. Symbolisant le passage d’un gouvernement raciste et rétrograde à un état plus équitable et juste, Namatjira pourrait être considéré comme le premier véritable citoyen d’une Australie enfin libérée de ses démons coloniaux. Pouvant enfin bénéficier de ses revenus liés à l’art, le peintre pourvoira sa famille étendue (jusqu’à 600 personnes) dans la plus pure tradition Aranda.

INFORMATIONS PRATIQUES

ACCESSIBILITÉ        35/100    

Les East MacDonnell Ranges s’étirent à l’est d’Alice Springs et sont relativement accessibles pour un site de l’outback. L’aéroport de la ville est relié à la majeure partie des grandes métropoles côtières et vous pourrez vous y rendre par les airs en quelques heures à peine. Alice Springs se trouve également être une escale pour le train ou le bus si vous souhaitez utiliser ces moyens de transport. Une fois sur place, un véhicule reste nécessaire pour rallier les sites dignes d’intérêt. Cependant, la route en majeure partie goudronnée permet d’accéder aux différents lieux sans trop de difficultés.

Par la route : www.greyhound.com.au – Greyhound Bus (Anglais)

Alice Springs est située sur la « Stuart highway » quelque part en plein centre du pays. Etant une des villes principales du bush, elle sera indiquée plusieurs centaines de kilomètres en avance. Pour se rendre dans les East MacDonnell Ranges, il faut rouler vers l’est à partir de la ville. La route principale dans cette direction est la « Ross Highway » qui s’étire jusqu’au bout de la chaîne montagneuse. Si vous ne disposez pas de votre propre transport, le bus qui traverse le désert vous déposera à Alice Springs et vous pourrez réserver un véhicule de location.

Par le rail : www.greatsouthernrail.com.au – Great Southern Rail (Anglais)

Le Ghan est un train mythique qui traverse l’Australie du nord au sud en passant par Alice Springs où il est facile de s’arrêter. Vous devrez encore combiner cette option avec un véhicule de location pour vous rendre jusqu’aux East MacDonnell Ranges. Prévoyez également l’hébergement en fonction des horaires du train et des locations disponibles.

Par les airs : www.qantas.com.au – Quantas Airlines (Anglais)

L’avion est sans doute le moyen le plus efficace et le moins pénible pour se rendre à Alice Springs. La ville est accessible depuis toutes les grandes villes australiennes. Un transport sur place sera ensuite nécessaire même si une navette gratuite relie l’aéroport et la ville. Attention au prix des billets durant les vacances scolaires australiennes.

    ACTIVITÉS           55/100   

Dans les East MacDonnell Ranges, rien d’autre à faire que marcher et admirer la nature. Heureusement, les paysages d’une majesté incroyable se prêtent parfaitement à cette activité. Vous trouverez également des espaces de camping si vous souhaitez prolonger l’expérience sur plusieurs jours. Le désert peut toutefois être particulièrement rude même si vous avez pris soin d’éviter le plein été. Munissez vous toujours d’équipement de protection solaire approprié pour partir marcher. Prendre ses propres réserves d’eau est indispensable ici comme partout ailleurs dans le désert. Les mouches peuvent être particulièrement gênantes si vous n’êtes pas équipé d’un filet et d’un couvre chef.

Emily and Jessie Gaps : Carte de Emily and Jessie Gap (Anglais)

Ces deux défilés dans les montagnes, directement à l’est d’Alice Springs, sont idéals pour découvrir l’art rupestre aborigène. Bien que relativement simplistes, les représentations de chenilles sont particulièrement intéressantes. Au début de la saison sèche, certains trous peuvent encore contenir l’eau de pluie des précipitations les plus récentes.

Corroborre Rock :

La légende veut que ce rocher soit le site de rassemblements rituels pour les populations aborigènes de la région. Bien qu’aucune activité récente n’est été recensée, le nom est resté car il évoque bien le caractère mystérieux de cet affleurement rocheux isolé. Située directement au bord de la « Ross Highway », ne manquez pas cette crête de pierre un rien surnaturelle.

Trephina gorge : Carte de Trephina Gorge (Anglais)

Site principal des East MacDonnell Ranges, la gorge de Trephina propose de nombreux sentiers de randonnées autour d’un espace de camping. Les magnifiques falaises ocre de la gorge plongeant dans un lit de rivière ensablé méritent le détour. D’autres marches plus exigeantes sont également accessibles.

  • TREPHINA GORGE WALK : Le chemin traversant la gorge est accessible directement depuis l’aire de stationnement. Les 3 kilomètres de la marche se bouclent en moins d’une heure et offrent de jolies vues sur la gorge.
  • PANORAMA WALK : Longue d’une heure également pour à peine plus de 2 kilomètres, cette marche peut être combinée avec la Trephina gorge walk sans problèmes. Le dénivelé plus important offre de belles vues sur la plaine.
  • RIDGETOP TRAIL : D’une longueur de 12 kilomètres aller-retour, cette marche  est clairement la plus exigeante du parc. Le point de vue de Turners au bout de la marche est beau mais difficile à atteindre.
  • CHAIN OF PONDS WALK : Pour les plus courageux, cette boucle de 3 kilomètres peut s’accomplir une fois au bout de la Ridgetop trail. Vous passerez par plusieurs trous d’eau qui peuvent être rafraîchissants comme asséchés.

Arltunga : Carte de Arltunga (Anglais)

Située à plus de 100 kilomètres à l’est d’Alice Springs, Arltunga est une ville fantôme qui a vécu de la ruée vers l’or entre 1887 et 1912. Au bout de la « Ross Highway », vous trouverez quelques bâtiments en pierre sèche, deux cimetières et de nombreuses mines abandonnées. Un centre d’information des visiteurs est accessible pour en apprendre plus sur l’histoire passionnante de cette ville éphémère.

Ruby Gap : Carte de Ruby Gap (Anglais)

Bien que relativement beau, ce lieu reste extrêmement reculé et n’est accessible qu’avec un véhicule tout terrain. Une particularité est toutefois à noter, le lit de la « Hale River » est rempli de petits grenats minéraux qui ont longtemps été confondus avec des rubis. Vous pourrez vous y rendre via une piste sableuse longue de 44 kilomètres depuis Arltunga. Un véhicule fiable est indispensable et il est conseillé de s’enregistrer auprès des services du park avant de partir. Un téléphone satellite peut être considéré pour plus de sécurité.

    TARIFS           65/100   

L‘ensemble des sites présentés ci-dessus sont entièrement libres. Les très bonnes infrastructures et les chemins plutôt bien entretenus sont vraiment un plus dans ces lieux parfaitement gratuits. En même temps, la nature et l’isolement ne sont pas des valeurs quantifiables mais on est sûr d’en avoir pour son argent dans les East MacDonnell Ranges. Seuls les espaces de camping sont payants mais quoi de plus naturel étant donné leur isolement important.

    HÉBERGEMENT           30/100   

La seule possibilité d’hébergement dans les East MacDonnell Ranges est le camping, ce qui est parfait pour profiter de ces vastes étendues de bush tout droit sorties d’un rêve. Toutefois, le confort ne doit pas être votre préoccupation principale si vous vous aventurez sur ces terres pourtant magnifiques. Les emplacements de camping sont nombreux. Vous pouvez trouver leur liste exhaustive dans les cartes ci-dessus ou vous reporter à notre carte interactive au début de ce carnet de voyage. Compris entre 3 et 10 dollars en fonction du type de véhicule et du nombre de passagers, ces campings sont tous sommaires mais restent corrects.

    FRÉQUENTATION           65/100   

Plus fréquentés durant les mois d’hiver, les East MacDonnell Ranges sont assez peu populaires. Bien moins en tout cas que leurs proches voisines, les West MacDonnell Ranges dont elles sont le prolongement. Les quelques touristes que vous pourriez être amenés à croiser seront sûrement australiens. La fréquentation est d’ailleurs plus importante durant les vacances scolaires mais cela peut aussi engendrer de belles rencontres car l’hospitalité des australiens n’est plus à démontrer pour peu que vous parliez anglais.

Meilleure saison :

En été, la région peut être d’une chaleur écrasante. Pour l’hémisphère sud, les mois les plus chauds s’étendent de Novembre à Mars. Visiter le parc est bien plus supportable entre Avril et Juillet qu’en plein mois de Janvier. Entre Aout et Octobre, les températures restent tolérables mais les mouches peuvent être vraiment agaçantes. En toute saison, prévoyez un filet sur un couvre chef pour vous protéger le visage.

    AUTHENTICITÉ           70/100   

D‘un calme communicatif, comme les peintures d’Albert Namatjira, les East MacDonnell Ranges sont comme sorties d’un rêve d’enfant. Arbres majestueux et roches surnaturelles s’y côtoient pour ajouter à la nature sauvage cette part de mystère et de spiritualité propre au bush australien. Comme si la terre n’était plus uniquement celle des hommes mais que les rêves aborigènes y avaient leur place.

ITINÉRAIRE

    QUE FAIRE AUX ALENTOURS   

East MacDonnell Ranges : Rêves du bush
Certainement pas le site inoubliable par excellence, les East MacDonnell Ranges prouvent néamoins que la beauté simple des grands espaces se suffit largement à elle-même. Si vous venez chercher l'imaginaire du plus célèbre peintre aborigène du siècle dernier, vous ne serez pas déçus.
Accessibilité30%
Activités40%
Tarifs65%
Hébergement20%
Fréquentation70%
Authenticité70%
POUR
  • Le bush idéal
  • La gratuité des sites
  • Trephina Gorge
CONTRE
  • La chaleur écrasante
  • Les mouches
  • Les longues distances
49%Note Finale
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